Nos activités de plaidoyer politique
Actualités de la politique alpine
CIPRA - Déclaration de l'eau de Martuljek, Slovénie
Moins de 10% des quelques 10'000 km de rivières des Alpes se trouvent encore dans un état naturel. Tel est le résultat décevant d'une étude effectuée à la demande de la Commission Internationale pour la Protection des Alpes (CIPRA) par le Centre International pour l'Environnement Alpin (ICALPE) à Chambéry, en collaboration avec l'Université de Grenoble. Les résultats varient entre 2 et 7% selon les pays, seule à la France possédant encore 18% de rivières alpines à l'état naturel. Pas une seule des principales rivières des Alpes n'est aujourd'hui naturelle sur l'ensemble de son cours. Moins de 10 d'entre elles ont encore un lit naturel sur plus de 15 à 20 kilomètres. Pour cette raison, les participants au Congrès 1990 de la CIPRA à Martuljek/Slovénie demandent aux gouvernements des Etats et pays alpins de décréter un moratoire de 10 ans comme délai de réflexion pour toute construction sur les parties de rivières encore intactes. Le but consiste à créer un réseau de biosphères pour les paysages de rivières sauvages couvrant l'ensemble de l'arc alpin. Les sections de rivières recensées dans l'étude de l'ICALPE en constituent l'ossature. Les possibilités de réaménagement naturel des sections de liaison les plus perturbées sont à étudier et à réaliser.
Positions de la CIPRA
Paul Kuncio, CIPRA International
Point de vue | Omnibus environnement : tout le monde descend !
La commission européenne annonce un « omnibus environnement » : un ensemble de mesures législatives visant à simplifier les réglementations environnementales et à réduire la charge administrative. Cela affaiblirait considérablement la protection de la nature, craint Paul Kuncio de CIPRA International, juriste spécialisé dans la protection de l’environnement.
Manuel Herrmann, CIPRA Suisse
« Alpes en mouvement » : nouvelle journée d’action à l’échelle alpine
L’événement « Feu dans les Alpes » se transforme. Avec « Alpes en mouvement », CIPRA Suisse et CIPRA International lancent le 29 août 2026 une journée d’action à l’échelle alpine.
Caroline Begle, CIPRA International | Michael Gams, CIPRA International
Changement de génération à CIPRA International
Après sept années mouvementées à la tête de CIPRA International, Kaspar Schuler prend une retraite bien méritée. Son ancien adjoint Jakob Dietachmair reprend la direction, tandis que Magdalena Holzer devient la nouvelle adjointe. Des changements sont également à signaler au sein de CIPRA Autriche : Paul Kuncio rejoint CIPRA International en tant que responsable des politiques.
Maya Mathias, CIPRA International
Politique alpine : plusieurs sommets – un but
En période de crise mondiale, la coopération suprarégionale est plus que jamais nécessaire pour façonner l’espace alpin. Le rapport annuel 2024 de CIPRA International montre comment les projets et le travail politique à l’échelle alpine se concrétisent et produisent des effets.
Points de vue de CIRPA International
Francesco Pastorelli, CIPRA Italie
Point de vue: Compétitions de ski sur le glacier : Respectons les limites !
La Fédération Internationale de Ski (FIS) s'enlise dans des évènements toujours plus spectaculaires et n'épargne même pas les environnements vulnérables comme les glaciers. Dans le contexte d'une prise de conscience croissante de la crise climatique, y compris parmi les athlètes, la FIS devrait enfin changer d’attitude, estime Francesco Pastorelli, directeur de CIPRA Italie.
Henriette Adolf, CIPRA Allemagne
Point de vue: La montagne pour tou·te·s ? Je n’y crois pas un instant
L'accès à la montagne et aux sports de montagne est souvent injuste, exclusif, ségrégatif et discriminatoire. Henriette Adolf, directrice adjointe de CIPRA Allemagne, plaide pour une participation équitable aux sports de montagne.
Louise Drompt, Conseil des jeunes de la CIPRA
Point de vue : Renforcer la confiance mutuelle entre ONG et paysans de montagne
Sauvegarder la biodiversité, préserver la nature et promouvoir en même temps des formes durables d'économie alpine n'est pas toujours facile. Afin de maintenir l'équilibre entre ces besoins, les ONG actives dans la protection de la nature devraient s'engager plus directement avec les agriculteurs de montagne, affirme Louise Drompt, membre du Conseil de la Jeunesse de la CIPRA. Elle a grandi dans la région de la Gruyère en Suisse, où les traditions de l'agriculture de montagne sont encore très présentes, notamment au sein de sa famille.